Interview Freenduro avec Nathan Watson

Interview Nathan Watson : « On tourne autour de hangars et de trucs merdiques »

À l’occasion de la présentation presse des nouvelles Beta Enduro Xpro 2026, nous avons eu l’opportunité de réaliser une interview vidéo exclusive avec Nathan Watson, pilote britannique engagé en EnduroGP au guidon de la Beta 350 RR officielle.

L’ex-pilote de motocross et de sable, connu pour son pilotage technique, dresse un bilan honnête et sans détour de son début de saison 2025 en EnduroGP, marquée par une météo capricieuse et une préparation perturbée.

« Je viens d’Angleterre, mais je n’aime pas rouler sous la pluie ! J’aime quand c’est sec, poussiéreux et chaud… et jusqu’ici, toutes les courses ont été humides et compliquées. »

Handicapé en début d’année par un problème technique qui l’a éloigné de la moto pendant la pré-saison, Watson confie avoir eu du mal à retrouver son rythme.

« Le plus dur cette saison ? Le premier tour. Si je perds du temps d’entrée, la course est quasiment terminée. Et quand c’est glissant, sans trajectoire bien marquée, je n’ai pas confiance. »

Il admet aussi un manque d’agressivité dans son pilotage :

« Parfois je suis trop prudent, je coupe les gaz, je remets, au lieu d’être à fond, d’envoyer et de freiner net. »

Malgré cela, l’état d’esprit est en nette amélioration :

« J’ai passé beaucoup de temps en Italie, j’ai repris l’entraînement en enduro, et maintenant que l’équipe est là, c’est plus facile. Je me sens à nouveau dans le rythme. »

Au-delà de son bilan personnel, Nathan Watson livre un regard sans concession et lucide (d'après nous) sur l’enduro — et notamment sur ce qui, selon lui, freine son attractivité auprès du public.

« En Suède, on roule sur du bitume, autour de hangars et de trucs merdiques… ce serait quand même mieux si c’était un peu plus pro, plus visible, plus soigné. »

Un constat qu’il partage avec ses proches :

« Mes parents viennent me voir, ils me voient passer une fois, et ensuite ils doivent attendre deux heures. Beaucoup de mes amis n’aiment pas venir voir les courses : ils trouvent ça chiant. Ça va pas vite, il se passe pas grand-chose. »

Selon lui, l’enduro pourrait évoluer dans le bon sens :

« Je sais que notre sport est traditionnel, qu’il a toujours été comme ça, mais peut-être qu’il faudrait moins de liaisons, plus de spéciales, et des tracés plus spectaculaires, plus accessibles pour les spectateurs. »

« Parfois, même nous, on se dit après la course : ‘c’était pas si excitant que ça à rouler’. »

Découvrez l’interview vidéo complète de Nathan Watson ici :

Le pilote Britannique officiel Beta est actuellement 7ᵉ de la catégorie EnduroGP et 3ᵉ du E2 derrière Verona et Gracia 

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