Greg Gilson et sa 125 XLS à l’assaut du Morocco Desert Challenge – Épisode 4
Dans ce quatrième épisode, Greg Gilson poursuit son rallye en Honda 125 XLS à travers les deux étapes les plus redoutées : Assa – Foum Zguid (étape 6) et le redoutable boucle de dunes de Foum Zguid (étape 7). Plus courtes sur le papier, ces spéciales sont un cauchemar logistique et physique à cause des dunes, de la chaleur et… des problèmes mécaniques qui collent toujours aux roues de la petite XL.
Citation culte du jour
« Tous les jours, une merde. Juste une spéciale où tu mets de l’essence et tu roules, ça existe pas. »
Étapes 6 & 7 : la guerre du sable commence
Étape 6 : galère mécanique, essence oubliée, et sauvetage providentiel
Alors que tout semblait bien parti pour une fois, Greg casse… au bout de 6 mètres. Sa fourche avant est bloquée, il faut la changer avant même le départ. Heureusement, la « moto de travail » sert de banque d’organes, et le voilà reparti pour une spéciale de 312 km jusqu’à Foum Zguid via le lac Iriki.
Mais la poisse continue :
- Starter déplacé sous les vibrations → la moto pétarade, perd de la puissance, Greg pète un câble
- Il oublie de fermer ses sacoches, perdant 2 litres de carburant
- Il roule sur la réserve, calculant au kilomètre près
- Il est sauvé en plein désert par Brigitte et Didier, un couple en camping-car TRN200 qui lui donnent 1L d’essence et de l’eau
« C’est toujours comme ça. À chaque spéciale, t’as un nouveau problème qui te tombe dessus. »
Étape 7 : 70 km de dunes, une carburation bancale et un mental d’acier
Chegaga. Le nom fait trembler tous les pilotes. Et encore plus quand on pilote une 125 XL de 1982. Cette fois, Greg doit affronter deux portions de dunes, dont une de 38 km, juste après une tempête de sable qui a tout redessiné. Même les SSV 4x4 galèrent à franchir les parois. Mais Greg y croit.
« Tu regardes ma bécane, tu te dis que c’est pas possible. Mais je connais les dunes, je sais comment y aller. »
Il avance prudemment, économise chaque goutte d’essence, tombe encore une fois en panne, démonte tout, puis repart. Il croise des pilotes abandonnant, d’autres l’encourageant, et finit par sortir des dunes épuisé, mais debout.
À l’arrivée, Greg découvre une nouveauté mise en place par l’organisation : un test d’hydratation au ravitaillement. Une pastille posée sur la langue permet d’évaluer le niveau d’hydratation. Résultat ? 203. Au-delà de 160, c’est critique...
« Je savais que j’étais à sec. Plus d’eau depuis les premières dunes. Mais bizarrement, je me sentais bien… »
Greg vide quatre verres d’eau, recharge son Camelbak, et ça repart, comme en 40 ! Physiquement, il est à bout — mais il avance toujours.
Entraide et admiration : Jean-Christophe et Ivan témoignent
L’épisode met en avant deux rencontres touchantes :
- Jean-Christophe Desrentes, pilote français, admiratif de la capacité de Greg à « faire un rallye avec un piège pareil »
- Ivan, Suisse, participant à son premier rallye en Afrique :
« Il montre qu’on peut aller loin sans avoir plein de fric. Il donne de l’espoir à tout le monde. »
Résultat : Greg remonte au classement
Malgré une heure perdue à cause de la carburation, Greg termine 13ᵉ de la spéciale. Il passe de la 24e à la 14e place du classement général. Et son poursuivant est désormais à plus de 5 heures.
À suivre dans l’épisode 5…
L’ultime spéciale. Moteur en surchauffe, vent, pluie, et 10 km à parcourir… à l’agonie. Greg va-t-il franchir la ligne d’arrivée avec sa 125 ?
Soutenir l’aventure : direction la Baja 1000
Greg vise maintenant un nouveau défi : la mythique Baja 1000. Pour boucler les 30 000 € nécessaires, une cagnotte est en ligne :
➡️ Soutenir Greg Gilson via sa cagnotte officielle




