Je sors enfin de ma léthargie pour faire mon compte rendu de la grappe.
Tous d'abord, je tiens à remercier notre coatch Tobi, Ninou, le père et la mère de Tobi qui nous ont facilité notre course en s'occupant de tout pour nous : assistance, logement et encouragements tout le long de ce super week-end.
Arrivée le vendredi après midi avec Babar et son frère pour l'administratif et le technique. Tout se passe bien, puis nous allons mettre les motos au parc fermé situé au bord de la Dordogne.
Pour le retour est prévu un petit train, mais il ne passe que toutes les heures, alors en attendant le dit petit train, nous apercevons sur un banc 2 jeunes femmes : Stephanie Bouisson et Ludivine Puy !
N'osant les approcher comme des roubis moyens que nous sommes, nous nous rabattons sur une fille qui vient chercher son scooter... On l'a tellement perturbée qu'elle a failli partir avec le U encore sur la roue !
Voyant que les filles sur le banc commencaient à bien rire avec nous, nous avons tenté une approche et là, nous les avons invité à boire un coup avec nous. Ne voyant pas notre coatch arriver, je lui ai envoyé une photo des filles (et j'ai la preuve, vous avez vu !) et je ne sais par quel miracle, il arriva en moins de deux.
Stéphanie et Ludivine sont super sympas et ne se prennent pas la tête.
Le lendemain, les choses sérieuses ont commencé et ça n'a plus été la même rigolade que la veille au bar.
Départ sous la pluie et toute la journée de même.
Nous entamons les chemins et tout se passe bien jusqu'à la première spéciale de Monbazillac.
Nous apercevons de la boue sous nos tétines, de la boue et encore de la boue, et là je me dis : "oublie que tu n'as aucune chance et mets du gaz".
La spéciale se passe plutôt pas mal, et je sors avec un temps assez honorable pour mon pilotage (et mon âge..., sans rire).
Cela me met donc en confiance pour la suite.
Les autres spéciales se déroulent aussi bien que possible (comprenez "sans chutes"), puis nous arrivons à la spéciale de Montignac : terrain de cross avec départ à la grille.
Notre coatch Tobi nous communique une info : la corde sort mieux.
Je ne suis pas rassuré de rouler en paquet sur un terrain de cross mais bon, j'y vais les oreilles basses (de roubi).
Puis c'est le départ... et là, pour je ne sais quelle raison, je me retrouve en haut au premier virage avec juste une moto à mes côtés : je coupe un peu les gaz, puis elle me passe pour faire le All Shot. J'ai tenu mon rang jusqu'au bout, certes pas toujours avec un style de roubi Pro mais plutôt de roubi enduriste qui va se perdre sur un terrain de cross.
Voici ensuite le moment de remettre les motos au parc, mais lavées au préalable.
C'est à ce moment là que les problèmes ont commencé.
Nous étions là à attendre un lavage au jet depuis une heure quand le gars qui nous précédait a eu la bonne idée d'incérer une autre pièce de monnaie.
Puis il nous regarda avec des yeux de l'enfant qui vient de faire une bêtise... le lavage venait de se mettre en rideau !
Alors nous lui avons cassé sa gueule de connard lui avons mis le feu à sa moto (ne pas mettre un roubi en colère en fin de journée).
Bilan des courses (ou de la course, Hi Hi Hi...) hum hum reprenons : je suis parti en quête d'un autre karcher, et c'est à ce moment là qu'un pilote super sympa (ou craintif du roubi ?) m'a prêté le sien. S'il me lit, un seul mot : merci.
Dimanche : (oui je vous passe certains détails de la nuit, j'ai encore ma fierté de roubi) après une bonne nuit chez les parents de notre coatch Tobi

, nous repartons pour la boucle finale.
Départ dans la fraîcheur du petit matin en ce début d'avril peu printanier de cette année de non réchauffement climatique que les prévisionnistes se sont tous plantés, euh, donc frais mais sans pluie.
Nous arrivâmes très vite à la spéciale de Tursac ; notre coatch est là comme toujours : il nous annonce les sauts - "Tous à font mes roubis" ! On lui dit - "oui oui" mais on n'est pas encore des roubis séniles.
Donc nous prenons le départ ; tout se passe bien jusqu'à la fin de la spéciale que je n'avais pas repéré... et la panique s'installe à bord de mon grand coeur de roubi : plus de banderole ! demi-tour et arrivé sur place, je demande à toutes les personnes présentes -"La spéciale, la spéciale elle est où ?" Puis je m'aperçois que j'avais passé la fin.
Bref, passons vite...les ennuis continuent pourtant.
Roulant tous les trois tranquilles, nous avons parfois la fâcheuse tendance à péter les plombs (un reste du karcher de la veille sans doute) : juste avant la deuxième spéciale, j'ai la subite et folle envie de prendre un appui à la MEO !!! puis je poursuis par une roue digne d'un Rossi mais le 300 a beaucoup de puissance et c'est le drame, me voilà sur le sol en train de glisser derrière ma moto...tout se serait bien terminé si elle n'avait pas voulu s'arrêter avant moi.
Le choc fut inévitable, et j'ai vite compris que la suite allait être difficile (là, vous devez commencer à me plaindre, c'est émotif un roubi).
Je me relève, puis on fait l'inventaire de mes abattis avec Babar et son frère Joël :
1. un bras : ok un bras ;
2. deux bras : ok deux bras ;
3. une jambes : ok une jambe ;
4. deux jambes : ok deux jambes ;
5. les bijoux de famille ok les bijoux de famille ;
6. un cerveau (euh ?...) : non merde mon cerveau !? Ah non, je n'en avais pas, oufffff ;
7. mal au côtes : oui mal au côtes.
Vient ensuite le moment de la spéciale de Journiac ; je ne peux plus forcer car une douleur me terrasse à chaque fois que je bouge, je n'ai trop rien dit car le roubi achève les faibles.
Départ : premier virage par terre (je pense "ça va être non pas dur, mais très très dur"...).
Je finis tant bien que mal et fais tous de même un temps honorable.
Puis viennent les liaisons : ça passe bien tant que je reste debout mais la spéciale de Lacropte est la pire de toutes : un champ de boue avec des ornières incroyables ; je roule en me faisant violence (Ahhhhhh) et je la finis à l'agonie (Eh oui !).
Nous repartons pour le repas, ce qui me permet de souffler un peu.
Nous voilà repartis pour la fin de notre Grappe : il nous reste deux spéciales et je me dis que le pire est derrière nous, mais non...
Sur la spéciale de Creysse, n'ayant plus toutes mes facultés physiques et mentales, notre Tobi national nous dit :
"Sur les troncs, le premier à fond et le deuxième méfiance" (NB : j'ai jamais vu le deuxième) ! Alors moi, tout devoué à mon coatch, je mets du gaz et là je me fais un par devant de folie, je me relève, je cherche ma moto (Où qu'elle est ?)
Je la touve finalement et je repars le guidon de travers et la tronche aussi.
Vient la fin avec la petite spéciale d'arrivée que j'enroule sans prendre de risque, jusqu'au moment où un tronc se présente à moi. Et la je crois que j'ai fermé les yeux (Maman !) j'ai senti encore le cul de ma moto se lever, les spectateurs crier et moi j'ai prié pour qu'il revienne à sa place et il est revenu à sa place.
Je passe la cellule quand Babar me lance : "Tu fais la spéciale extrême avec moi ( je crois qu'il veut ma peau...de roubi, car il a toujours jalousé ma fourrure, sauf celle de ma tête d'oeuf de roubi).
Malgré ma journée de dimanche, je prends encore quelques places et finis 4ème de ma catégorie.
Je remercie tous les roubis marschall pour leurs encouragements, les roubis commissaires, les roubis organisateurs et les roubis présidents de notre club, les roubis coatchs, les parents du roubi coatch et un roubi à qui appartient la spéciale de Tursac sans qui rien n'aurait été possible.
