
Au pays des forêts d’eucalyptus et du pilote de rallye-raid Helder Rodrigues, les épreuves d’enduro sont généralement un défi physique et technique. Le terrain souvent rocailleux et granitique peut même se transformer en véritable cauchemar pour enduriste après quelques gouttes de pluies. Et c’est une tradition, depuis trois ans les averses d’avril s’invitent sur le EWC. Le menu portugais est un des classiques du genre : le tracé long de 60 kilomètres sera emprunté trois fois chaque jour. Ce sont donc 180 kilomètres à parcourir en 7 heures. Cette moyenne horaire relativement faible en dit long sur la technicité du parcours.
Le premier volet du championnat qui vient de s’achever en Espagne est déjà riche en enseignements. Notamment en ENDURO 1, où Johnny AUBERT (FRA-KTM) a prouvé à la fois qu’il n’est pas infaillible, mais aussi qu’il est le pilote le plus rapide du championnat, avec sa victoire sur l’ensemble du week-end malgré une pénalité d’une minute. La grande interrogation reste l’état de forme d’Antoine MEO (FRA-HVA). L’adversaire direct d’Aubert pour le titre a terminé l’épreuve espagnole en boitant. Son genou pourrait bien le faire souffrir encore au Portugal.
Aubert et Méo sont à égalité de points au championnat avec 47 unités, tout comme Mika AHOLA (SF-HM) et Ivan CERVANTES (ESP-KTM). Si l’Espagnol a concédé la première manche de son Grand Prix maison, c’est à cause du desserrage d’une banale vis de réglage de son embrayage. Pour le reste, Cervantes a prouvé le deuxième jour qu’à vitesse égale, il bénéficie d’une condition physique supérieure à son rival finlandais. Ça tombe bien, le Grand Prix du Portugal est un véritable test à l’effort. Pour le plus grand bonheur du petit constructeur italien TM, Rodrig THAIN (FRA-TM) est l’invité surprise du trio de tête de la catégorie reine. Un adversaire de plus dont ce serait bien passé Juha SALMINEN (SF-BMW). Le Finlandais avait franchement la tête des mauvais jours à l’issue de l’épreuve espagnole : « Nous sommes très proches des meilleurs sur certains points de vue, et parfois très éloignés. Je crois simplement que nous devons encore progresser. La BMW est performante mais elle manque parfois de polyvalence sur tous les terrains. »
David KNIGHT (GB-KTM) is back. Le géant de l’Ile de Man n’a pas laissé l’ombre d’un doute à ce sujet, en s’imposant confortablement en Espagne. « Avant d’attaquer le EWC, il y a toujours une incertitude sur son niveau de compétition, et cette première épreuve espagnole m’a rassuré quant à la suite du programme au Portugal. Je sais que je peux améliorer encore quelques points sur ma moto, et je compte bien travailler dans la semaine pour être encore plus performant à Fafe. » Le Britannique devra toutefois se méfier de la réaction de Christophe NAMBOTIN (FRA-GAS), car c’est justement au Portugal que le Français a écrit les premières lignes dorées de son jeune palmarès.
Le Portugal est une nation d’enduro et de motocross qui délivre tous les cinq ans un champion d’envergure internationale, comme Helder RODRIGUES (POR-YAM), ou encore Luis CORREIA révélé lors des derniers ISDE. La future star de la moto lusitanienne se cache probablement dans la catégorie JUNIOR. Mais elle devra faire face à des voisins Espagnols très rapides, dont Victor GUERRERO (ESP-YAM) le leader de la catégorie des moins de 23 ans.
Le MAXXIS FIM EWC vous donne donc rendez-vous pour la deuxième épreuve de la saison, le GRAND PRIX POLISPORT DU PORTUGAL les 17 et 18 avril à Fafe








toujours les memes sport a la télé parce que ca brasse des milions!
z'ont pas fait dans la dentelle 
